Permettre à l’opposition de travailler, oui.
Favoriser ses dérives vers une attitude politicienne pour s’opposer au sein du conseil communautaire à la majorité municipale de Vendôme, non, ça n’est pas le lieu.
Le Conseil Municipal va élire lundi les représentants de la Ville au sein du conseil communautaire. La loi n’impose pas une présence des oppositions au sein de cette assemblée. J’ai proposé de réserver un siège de conseiller communautaire à l’opposition. Celle ci refuse, exigeant une représentation proportionnelle, 4 sièges.
Il m’apparaît nécessaire d’expliquer aux Vendômois les raisons de la proposition de la majorité.
Notre communauté de communes rassemble 11 communes qui gèrent ensemble un certains nombres de « compétences », pour reprendre la terminologie d’usage.
Concrètement, ce sont donc les majorités sorties des urnes dans ces 11 communes qui s’accordent pour définir ensemble les orientations et actions de la communauté.
De fait, depuis la création de notre communauté, les décisions se prennent par consensus. Il n’y a donc ni majorité ni opposition au sein de la communauté mais une coopération entre les onze majorités municipales.
J’avais, en 2001, considérant ses déclarations d’intention sur la manière dont elle entendait travailler, fait une place à l’opposition municipale vendômoise qui disposait dès lors de 3 sièges de conseillers communautaires.
Hélas, il y a quelquefois loin entre les déclarations et les actes : L’opposition s’est employée à transformer les réunions du conseil communautaire en tribune politicienne, imposant aux représentant des dix autres communes un débat vendômo-vendômois qui n’a sa raison d’être qu’au sein du conseil municipal de Vendôme.
Il s’agissait pour l’opposition municipale de s’opposer au Maire de Vendôme. Or le Président de la communauté n’agit pas en tant que Maire de Vendôme ; ses décisions sont celles des élus des onze communes. Les budgets, les orientations, les investissements sont ceux que décident ensemble les onze communes.
La presse s’est fidèlement fait l’écho de cette situation. Il n’est qu’à relire les titres ou intertitres des articles rendant compte des réunions de conseil communautaire. Chacun, journaliste compris, percevait les interventions de Pascal Brindeau comme les interventions de l’opposition municipale au Maire de Vendôme.
Les Maires des autres communes se sont émus de ce parasitage des débats du conseil communautaire, même lorsqu’ils étaient d’une sensibilité politique proche de celle de l’opposition municipale.
Le sens de nos actuelles propositions est clair : Ramener le débat entre majorité et opposition municipale au sein du conseil municipal et ne plus l’imposer aux dix autres communes tout en veillant à ce que l’opposition dispose de toute l’information lui permettant de jouer son rôle au sein du conseil municipal où les orientations, les actions et les résultats de la communauté peuvent être débattus publiquement et contradictoirement. Je souligne que le travail des commissions communautaires est ouvert aux conseillers municipaux quand bien même ils ne sont pas conseillers communautaires.
Cette volonté de favoriser la bonne information de l’opposition nous conduit aussi à proposer le maintien au sein du conseil communautaire d’une présence de l’opposition, qui dispose ainsi de tous les moyens pour travailler si elle le souhaite.
